MANESSIER

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Jean-Pierre Schneider

à l’Ar(T)senal à Dreux du 25 octobre 2014 au 31 mars 2015.

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Angel Alonso

Exposition à l’Ar[t]senal de Dreux du 18 octobre 2013 au 16 avril 2014

L’exposition rassemble une centaine d’œuvres de l’artiste espagnol Angel Alonso (la première de cette importance en France).
L’artiste a développé son travail autour de la matière (paille, sable, charbon, silex, marbre, etc.), de la couleur (orange cadmium, jaune de plomb, vert Véronèse, bleu), et du blanc et noir.
L’accrochage du rez-de-chaussée respecte ces trois thématiques reparties dans les trois espaces du rez-de-chaussée de l’Ar[T]senal) : au centre un grand volume sous un puits de lumière et de part et d’autre deux salles se déployant à 45°.
La scénographie de l’exposition utilise et tire partie de cette double trame en séquençant les espaces par des cimaises percées d’ouvertures à 45° sur toute leur hauteur. Les ouvertures permettent aux visiteurs d’entrevoir certaines œuvres se trouvant de l’autre côté des murs de l’exposition.
Ces rapprochements évitent que le séquençage ne soit trop artificiel alors même qu’il ne traduit pas des périodes distinctes de création mais uniquement les trois thématiques principales suivies par l’artiste tout au long de sa vie.
Les murs biseautés à 45° à leur extrémité permettent également de baliser le parcours de l’exposition en laissant entrevoir les espaces suivants.
L’espace central présente des œuvres noires et blanches alors que les deux salles latérales présentent les œuvres « couleur » et les œuvres « matière ». Ce parti pris est exprimé dès l’entrée où le visiteur se trouve, sans aucun intermédiaire, face à trois cimaises : sur celle du centre une œuvre noire, sur celle de gauche une œuvre jaune et sur celle de droite une œuvre paille et terre. L’agencement de ces trois cimaises empêche un regard direct sur ces espaces mais guide les visiteurs dans l’exposition.
Dans l’espace central, c’est la lumière qui oriente le visiteur. Les œuvres noires sont sous la verrière zénithale alors que les blanches sont accrochées en périphérie, éclairées par les ouvertures à 45° percées dans les cimaises entre chaque œuvre du centre. Bien que l’espace soit baigné de lumière naturelle, l’éclairage de chaque tableau est rehaussé par un cadreur.
Dans les deux salles latérales, l’espace est divisé en deux, dans la diagonale, par une cimaise discontinue. L’accrochage opère des regroupements de couleur ou de matière. Au bout de chacune de ces salles se trouve un petit cabinet où les différentes couleurs pour l’un et matières pour l’autre se rencontrent.
À l’étage, se déploie un accrochage chronologique d’une sélection d’œuvres permettant aux visiteurs d’embrasser du regard l’évolution du travail d’Angel Alonso. En vis-à-vis de ces œuvres, une série de vitrines présente une sélection de dessins et de carnets de l’artiste.
Pour finir, une dernière salle plus intime aborde la vie de l’artiste et l’environnement artistique et privé dans lequel il évolua (correspondances, photographies, affiches, etc.). Un petit salon au fond de cette salle propose aux visiteurs de s’asseoir pour regarder un reportage vidéo sur l’artiste tourné pour les besoins de l’exposition.

Spécificités
Exposition rétrospective d’œuvres de collections particulières.
Espace de 500m2.
Scénographie, fabrication, montage, accrochage et éclairage internalisés.

Contraintes
Œuvres extrêmement lourdes et fragiles (poudre de marbre, roche, sable sur toile).
Éclairage difficile pour les œuvres picturales entièrement noires.
Accrochage thématique qui doit permettre des rencontres entre des œuvres séparées physiquement.

Sous la route…

La déviation dévoile votre histoire
Exposition au château de Nogent-le-Roi
du 14 septembre 2013 au 15 décembre 2013

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L’exposition présente les résultats de deux fouilles archéologiques menées par le Conseil général d’Eure-et-Loir et l’INRAP dans le cadre des travaux préliminaires à la réalisation de la déviation de Nogent-le-Roi.
Le principe général de la scénographie est de présenter l’espace comme s’il s’agissait du chantier de la déviation. Le sol est ainsi recouvert d’un revêtement caoutchouc, couleur asphalte, pour matérialiser l’enrobée de la route. Ce dernier est suffisamment dense pour être simplement pose. La route est alors soulevée pour laisser apparaître les vestiges retrouvés lors des fouilles. La trame de la scénographie respecte scrupuleusement le carroyage utilisé par les archéologues. De ces carrés « fouillés » émergent des vitrines contenant les vestiges retrouvés. Elles sont déclinées selon trois types et sont toutes constituées d’étais de chantier et de plexiglass. Ce choix de matériaux, outre le fait qu’il utilise le vocabulaire du chantier, a permis une mise en place de l’exposition simple et rapide l’exposition.
Le second principe des vitrines est qu’elles puissent permettre une stratification des informations. L’information au sol (sous la route) est systématiquement une représentation des lieux fouillés ou une photographie aérienne. Dans les vitrines se trouvent les vestiges découverts à cet endroit. Sur la surface des vitrines se trouvent les analyses faites par les archéologues sur ces objets : reconstitutions, dessins échelles 1, descriptif, datation, etc. Enfin, les conclusions tirées de ces analyses sont peintes en blanc au pochoir sur les portions de sol soulevées à la manière du marquage routier.
Le dernier niveau d’information consiste à présenter les différents plans et relevés géologiques produits par les archéologues. Imprimées à l’aide d’un traceur. Ces grandes cartes sont présentées sur des tréteaux de chantier et placées en périphérie de la zone de « chantier ».
Le parcours de l’exposition est explicité par un système de lignes blanches peintes au sol, allant d’un groupe de vitrines à l’autre.
Outre l’enjeu culturel, l’exposition est aussi un moyen pour le Conseil général d’expliquer à ses administrés les enjeux de ces travaux. La partie institutionnelle de présentation du projet de déviation occupe l’entrée du château et prend des allures de bord de chantier. Les panneaux de photos et de textes sont accrochés à un grillage orange ou encore fixés à des poteaux fichés dans des pieds lourds. Une fois les « clôtures » de l’introduction passées, les visiteurs entrent sur le chantier, dans l’exposition archéologique.
Enfin, j’ai dessiné deux tables de manipulation qui prennent place sur des brouettes : une sur la carpologie (observation de graines à l’aide d’un camera microscope) et une seconde sur la céramologie (relevé du profil de tessons à comparer avec une typologie rétro-éclairé).

Spécificités
Exposition archéologique.
Espace de 150m2 dans le château de Nogent-le-Roi.
Scénographie internalisée.
Graphisme de l’exposition pris en charge par une agence de communication.

Contraintes
Télescopage de la logique institutionnelle du service communication du Conseil général et de la logique culturelle du service archéologique.
Espace historique devant rester intact (interdiction de percer, coller, etc.)
Montage de l’exposition assuré par des non-spécialistes (les archéologues).
Espace devant être en mesure d’accueillir des scolaires, d’où l’attention portée à la hauteur des mobiliers.

Le Roman d’un monde

30 ans d’acquisitions et de donations
Exposition au Compa à Chartres
du 13 septembre 2013 au 29 juin 2014

La scénographie de l’exposition est construite autour d’une accumulation de caisses en bois. Petites ou gigantesques (capables d’accueillir des tracteurs de plus de 4m de haut sur 5m de long), posées, superposées ou suspendues, elles semblent tout juste sorties des réserves du Compa ou sur le point d’y retourner. Il s’agit d’un clin d’oeil au projet de renouvellement complet de l’exposition permanente du musée, prévu pour 2014 (Le Compa 2), qui nécessitera la mise en caisses de certains objets pour en dévoiler d’autres et autrement.
Dans l’exposition, la caisse est donc convoquée comme vecteur : vecteur d’un déplacement mais aussi d’un rangement, d’un propos…
Depuis l’extérieur du musée, comme présentée en vitrine, le visiteur découvre d’abord la collection emblématique du Compa, les tracteurs. Ce sont également ces machines et outils agricoles qui accueillent le visiteur au début de l’exposition, lui masquant la suite et lui renvoyant l’image originel du musée depuis 1990.
Or les collections du Compa se sont développées et diversifiées en 30 ans d’acquisitions et de donations.
Pour découvrir le reste des collections, plus rarement présentées, les visiteurs doivent dépasser, au sens propre comme au sens figuré, ces collections techniques. Se dévoilent alors les objets du quotidien, les affiches, les photographies, les sculptures…
La trame orthogonale de l’agencement des caisses rompt avec l’architecture en demi cercle du bâtiment. Elle forme un parcours labyrinthique dans un espace qui, depuis l’ouverture du musée, était un grand espace ouvert présentant les machines.
Différents niveaux d’informations accompagnent ces objets. D’abord les étiquettes accrochées aux objets eux-mêmes, sorte de carte d’identité de l’objet avec son numéro d’inventaire. Mais là encore la caisse est vecteur de contenu puisqu’elle porte également des textes plus généralistes à l’intérieur ou encore des témoignages glissés dans des liasses collées sur les caisses. Pour chaque séquence de l’exposition, un texte introductif coloré est collé sur une caisse vide. Déclinée à l’intérieur de chaque caisse, les couleurs permettent aux visiteurs de se repérer dans l’exposition.
Les objets, se retrouvant tous à l’abri de leur conditionnement, sont mis en valeur par l’ajout d’un dispositif d’éclairage par caisse. Pour les tracteurs et autres machines agricoles (peu fragile), l’éclairage est assuré par des tubes fluorescents. Pour les caisses de plus petites tailles, contenant souvent des expôts beaucoup plus sensibles à la lumière, j’ai favorisé les rubans à led qui ne dégage aucun rayonnement UV.
Ce contraste lumineux entre l’intérieur et l’extérieur des caisses a pour effet de mettre en valeur les objets tout en donnant l’impression d’être les dédales d’une réserve assez sombre.

Spécificités
Exposition d’objets et d’œuvres des collections du Compa, Conservatoire de l’agriculture.
Espace de 1200m2.
Scénographie, fabrication, montage, accrochage et éclairage internalisés.
Présentation de plus de 400 objets des collections du Compa.

Contraintes
Valoriser et présenter des expôts de taille, de poids et de matériaux très différents (ex. tracteur / fer à cheval / gravure).
Modifier la perception de l’espace du musée que peuvent avoir les visiteurs assidus du Compa.

Chemin faisant…

200 photographies de Marc Garanger
Exposition à l’Ar[t]senal de Dreux
du 23 février 2013 au 14 avril 2013

Durant un rendez-vous chez Marc Garanger, nous avons pu visiter la photothèque dans laquelle sont entreposés tous les négatifs du photographe : de longs rayonnages oranges sur lesquels sont alignés un grand nombre de boîtes à archives classées alphabétiquement par lieux de prises de vues.
Dans un espace de travail adjacent, Marc Garanger numérise patiemment les 2 millions de photographies prises tout au long de sa carrière.
Pour cette rétrospective, nous avons donc proposé au photographe d’opérer une sélection « arbitraire » de 200 photographies représentatives de son travail, de ses voyages et de sa carrière.
L’ensemble de ces photographies est trié en suivant l’ordre alphanumérique des noms de fichiers, composé pour la plupart des trois premières lettres du lieu de prises de vues suivies du numéro de la photo.
Les 200 photographies forment alors une sorte d’abécédaire.
L’exposition de 500m2 est introduite, dans l’espace central de 
l’Ar[t]senal, par une suspension de 20 photographies semblant partir de l’entrée et s’envoler jusqu’au niveau de la mezzanine du premier étage.
Chaque photographie est un portrait, une rencontre, choisie pour représenter une lettre de l’alphabet de ce classement. Par projection sur les murs, un bloc de texte orange reprend la lettre représentée et la liste des lieux traversés par le photographe (A comme Afrique, Algérie, Azerbaïdjan, etc.).
L’ensemble des 200 photographies tirées sur papier photo est réparti équitablement dans deux salles symétriques de part et d’autre de l’espace central. Sur les murs de chaque salle, l’accrochage présente les images sur deux lignes en suivant l’ordre alphanumérique des noms de fichiers. Ces derniers sont inscrits directement sur le mur sous chaque photo.
Au centre, une longue table linéaire entourée de tabourets permet aux visiteurs de prendre place et de découvrir à quoi correspondent les trois premières lettres de chaque nom de fichier, constituant une nomenclature. Cette dernière est imprimée directement sur le mobilier.
Les visiteurs peuvent aussi retrouver les légendes de chaque photographie compilées dans un catalogue d’exposition incrusté dans les tables. Au centre de chaque table se trouve un photocopieur en libre service, qui permet à chacun de reproduire l’image de son choix ainsi que l’histoire qui lui est associée.
Pour l’éclairage des photographies, l’Ar(t)senal bénéficie d’un système d’appliques diffusant une lumière plutôt froide, doublé de spots halogènes orientables. Les spots sont dirigés sur les photographies et les appliques diffusantes canalisées vers les murs par l’ajout de caches. Le but de ces caches est de calmer l’intensité lumineuse en direction des tables de légendes (au centre de la pièce) pour accentuer l’effet produit par une pluie d’ampoules tombant au-dessus des tables.
À l’étage, une salle propose une sélection d’affiches publicitaires pour lesquelles Marc Garanger a réalisé les photographies (campagnes politiques,produits liés à la photographie, affiches de théâtre, etc.)
Enfin, sur la mezzanine, un espace de documentation propose au visiteur une sélection de livres parmi les ouvrages de référence du photographie, ainsi que deux films qu’il a réalisés, une interview et l’accès au site internet comportant 2 millions de photographies. Cet espace de consultation utilise exclusivement des étagères métalliques oranges comme celles aperçues chez le photographe, mais agencées tantôt debout pour accueillir des livres, sur la tranche pour en faire un meuble TV et un bureau, ou encore couchées et couvertes d’un plateau de bois pour pouvoir s’asseoir.

Spécificités
Exposition rétrospective.
Espace de 500m2.
Scénographie, montage et accrochage internalisés.
Fabrication du mobilier externalisé.

Contraintes
Volume de l’espace central important avec peu de murs pour l’accrochage.

Galops d’essai

Carte blanche à Jean-Louis Sauvat
Exposition au Compa à Chartres
du 23 janvier 2013 au 28 avril 2013

À l’occasion des Rencontres cinématographiques du Compa sur le thème du cheval, une exposition de 600m2 sur le même thème propose un double parcours artistique et sociologique.
Les œuvres et artistes sont proposés par Jean-Louis Sauvat (artiste) pour leur qualité et les questionnements qu’ils proposent sur le rapport entre l’homme et l’animal.
Outre l’accrochage des œuvres, le Compa apporte son regard et son savoir quant aux rôles et à la place du cheval dans notre société et notamment son importance dans l’histoire agricole.
Ainsi, l’exposition s’ouvre sur un grand « champ » ouvert dans lequel chaque sculpture de cheval présentée est comme attelée à une machine agricole des collections du Compa.
Le principe scénographique formalise ainsi les deux discours artistique et sociologique qui s’enchevêtrent.
Dans la seconde salle, le mobilier d’exposition est inspiré des courses d’obstacles. Le mobilier se décline en parois, socles et cabines vidéo, et est réalisé en superposant de simples planches blanches entre des poteaux rainurés.
Le discours sociologique est porté par un cheval/pupitre se déplaçant dans l’exposition à la matière d’un « petit cheval » sur un plateau de jeu.
Le pion cheval prend la forme d’un profil auquel est apporté une profondeur pour pouvoir présenter les textes au niveau de la tête du cheval. La partie basse est, quant à elle, dédiée aux enfants, avec un jeu leur permettant de découvrir les différentes races de chevaux, leurs lieux de vie ainsi que les objets qui leur sont associés (mors, selle, collier d’attelage, etc.).
Le pupitre est peint en gris foncé sur une face et en blanc sur l’autre, à la manière du cavalier des échecs.
Au niveau du graphisme, les textes prennent la forme de panneaux losanges, comme ceux présents dans les courses d’obstacles et permettant aux cavaliers de réaliser le parcours dans le bon sens.

Spécificités
Exposition collective de photographies, sculptures et dessins.
Espace 600m2.
Commissariat confié à Jean-Louis Sauvat (artiste).
Scénographie, graphisme, fabrication et montage internalisés
Fabrication du mobilier spécifique (pupitres-cartels petits chevaux) externalisé.

Contraintes
Faire dialoguer les œuvres d’art avec les collections du Compa (matériel agricole).
Superposer les discours sociologique et historique du musée avec un discours artistique

Harki-Ikrah

Le choix de l’ogre, Michel Talata
Exposition à l’Ar[t]senal de Dreux
du 20 septembre 2012 au 6 janvier 2013

À l’occasion de la sortie d’un ouvrage sur les Harkis, Michel Talata expose les illustrations qu’il a réalisées pour ce livre, à  l’Ar[T]senal, une ancienne caserne de pompiers réhabilitée en centre d’art.
Le livre ne comportant que 14 illustrations, le principe scénographique est de plonger le visiteur dans l’univers de l’artiste, en lui proposant de côtoyer non seulement les personnages du livre mais aussi de suivre la pensée et les recherches de l’artiste sur le sujet. De plus, il s’agit de faire l’expérience de cet univers, en interprétant certaines illustrations en volume.
Ainsi, dès l’entrée de cette exposition de 600m2, le visiteur se retrouve nez à nez avec un carton de déménagement de plus de 3,50m de haut, écrasé au centre d’un plan de la ville de Dreux, symbolisant le voyage d’un grand nombre de Harkis vers cette ville. En s’en approchant, on peut entendre un dialogue entre un adulte et un enfant, récit du livre enregistré par des comédiens.
Dans les salles latérales, les personnages tirés des illustrations sont collés à même le mur ainsi qu’une quantité de reproductions d’archives relatant l’histoire des Harkis. Michel Talata est ensuite intervenu sur les murs pour « lier » cet ensemble de papiers collés en une grande fresque murale.
Dans chacune des deux salles, se trouve au centre une installation en volume à base de toile. L’une laissée libre, flottant dans l’espace (harki signifiant le mouvement, et l’autre tendue dans un châssis de bois assemblé (ikrah signifiant la contrainte).
À l’étage, une autre installation, tirée d’une illustration, représente un œil au milieu duquel se meut un cube. Sur les murs de part et d’autre se retrouvent les personnages importants de cette histoire de famille pour former une généalogie de la famille de l’artiste.

Spécificités
Exposition d’illustrations et d’installations.
Espace de 600m2.
Scénographie, fabrication et montage internalisés.
Première exposition du centre d’art de Dreux.
Mise en place d’une identité du lieu.

Contraintes
Début du montage de l’exposition avant la fin des travaux de rénovation du bâtiment.
Aucune œuvre préexistante.
Adaptation en exposition d’un travail d’illustration pour un livre.

Images // Paysages

Histoires des représentations du territoire
Exposition au Compa à Chartres
du 13 avril 2012 au 01 septembre 2013

Cette exposition résulte du travail conjoint de deux 
co-commissaires d’exposition (Marion Ménard, responsable des expositions au Compa et moi-même), de deux architectes (ALCMEA) et d’un graphiste (Stéphane Rébillon).
Pendant la phase d’élaboration de l’exposition, je suis chargé du suivi de l’ensemble du projet et de faire le lien entre les différents intervenants du projet (scénographes, graphiste, entreprises de fabrication, équipe de montage).
L’exposition se propose d’aborder la notion de paysage en photographie en proposant aux visiteurs de découvrir 6 façons d’appréhender ce paysage : le paysage inventé, le paysage décrypté, le paysage regardé, le paysage rêvé, le paysage habité, le paysage à photographier.
Le principe constructif, proposé par les architectes, repose sur une ossature bois visible, habillée différemment selon les 6 thématiques (medium blanc, polycarbonate rétro-éclairé, grillage, etc.). Chacune des 6 salles a une forme polygonale évoquant le diaphragme de l’appareil photographique.
Outre la gestion et le suivi du projet, j’ai travaillé sur la scénographie de deux de ces espaces.
D’abord le paysage rêvé, dispositif qui consiste en un dispositif dédié au travail de Jacqueline Salmon (artiste photographe). Cet espace se compose de trois «chambres» immersives distribuées par un couloir semi-circulaire. Chacune reçoit une triple vidéo projection. L’artiste a développé son travail de commande en fonction de ce dispositif, en concevant des triptyques de 6m de large par 1,5m de haut. Les images fixes s’enchaînent, accompagnées d’une bande son. Chaque salle est un voyage onirique dans les paysages d’Eure-et-Loir.
J’ai également conçu un espace de 150m2 – ainsi que les manipulations y afférent – dédié à la découverte de la technique photographique (sur la mezzanine). Cet espace place le visiteur dans la peau d’un photographe et est entièrement interactif et ludique. Pour cela, j’ai articulé l’espace autour d’une pièce polygonale (le laboratoire). A l’extérieur de cette salle se déploie tout ce qui est relatif à la prise de vue et à ses prérequis : un sténopé géant pour appréhender les principes de base de l’appareil photographique, des simulateurs de prises de vues et deux tables de manipulation sur la composition/cadrage et le couple ouverture/vitesse. Enfin, un paysage panoramique couvre le pourtour du laboratoire avec des éléments de décors mobiles pour s’exercer à la prise de vue.
Dans le « laboratoire » (plongé dans une semi obscurité), nous abordons la post-production par trois tables de manipulations (recadrage, choix des images sur planche contact et légende) et deux reportages sur le tirage argentique et numérique.
Étant initialement médiateur arts plastiques au Compa, la prise en compte des publics, et notamment des enfants, comme acteurs d’une partie de l’exposition, était très importante.
En ce qui concerne l’éclairage, j’ai favorisé au maximum la lumière naturel, renforcée par des tubes fluorescents lumière du jour. Dans l’espace le plus sombre, la lumière des tubes fluorescents a été réchauffée par l’ajout de cadreurs halogènes.

Spécificités
Exposition de photographies de fonds anciens, d’amateurs et d’artistes.
Exposition temporaire, dite longue, de plus de 600m2.
Travail en collaboration avec deux architectes-scénographes extérieurs au musée.
Fabrication du mobilier et montage de l’exposition externalisés.

Contraintes
Inclure un espace de 150m2 situé sur une mezzanine préexistante.
Architecture du lieu n’offrant pas un espace unifié (murs préexistants, revêtements de sol différents, systèmes d’éclairages différents, etc.).

Jean-Luc Parant, Manger des yeux

Exposition d’oeuvres et d’installations de Jean-Luc Parant au Compa à Chartres du 9 octobre 2010 au 11 décembre 2011.

Le travail de Jean-Luc Parant consiste en l’accumulation de boules qui, contextualisées, peuvent évoquer des pommes de terre, des choux, des boules de pain ou encore des graines. Pour cette exposition de 200m2, il s’agit principalement d’établir un dialogue entre les pièces du musée et le travail de l’artiste. L’exposition-installation résulte de la discussion avec l’artiste, de la compréhension de son travail et de la connaissance des espaces du musée et de ses collections.
Ce travail avec Jean-Luc Parant permet d’investir trois espaces du musée :
- un espace autour de la pomme de terre, avec une planteuse, une arracheuse, et des boules présentées en filets à pommes de terre empilés sur des palettes ;
- un espace dédié aux choux et betteraves, présentés en caisse, sur des balances de marché ou comme coupés par le hache-paille (utilisation des boules cassées) ;
- un dernier espace situé dans la salle des vitrines, autour de la graine et du pain. Les vitrines de cet espace sont souvent utilisées pour présenter une exposition thématique d’objets du musée. Pour l’occasion, a été sélectionnée une série d’objets utilisés par le grainetier, que l’artiste a pu investir avec ses boules-graines.
Le mobilier de l’exposition (socles, bancs, meuble video) est réalisé à partir de palox (caisse à pommes de terre) récupérés. Pour visionner une vidéo sur le travail de l’artiste, un palox est utilisé à la fois comme meuble recevant un écran plat et comme support pour une pyramide de boules-pain, alors qu’un second palox retourné et coupé en deux permet d’obtenir deux bancs pour s’asseoir.
_
Rôle dans le projet :
Commissariat de l’exposition.
Scénographie, conception et réalisation de mobilier, installation.
Graphisme des supports de communication, photographies et graphisme du catalogue
.
Photographie pour le catalogue de l’exposition.

Du jardin au marché

Outils de maraîchage à Nogent-le-Roi
Exposition d’objets des collections au Compa à Chartres du 9 juillet au 27 septembre 2010.

Dans cet espace de 55m2, deux lignes de cinq vitrines murales sont régulièrement investies par des objets des collections du musée. L’inconvénient majeur de ces vitrines est qu’elles se trouvent dans un espace délimité par de très hauts murs, de sorte qu’elles se perdent dans l’espace.
Pour cette exposition, l’idée était de déborder des vitrines pour occuper également l’espace central et passer d’un simple mode de présentation vertical à un espace proposant une circulation.
Pour la scénographie, ont été empruntés les codes du marché et ceux de la distribution des produits alimentaires. Les socles sont faits de palettes «Europe» bleues de récupération, couvertes d’une plaque d’OSB laissé brut. Le mobiler se compose de deux socles et d’une estrade placée contre une cloison mobile pour fermer le fond de l’espace.
Sur cette cloison, un bandeau de bois composé des même matériaux que les socles, permet de présenter une photographie ancienne (comme pour l’affiche) et une interview audio de M. Chapet (le donateur des objets présentés).
 Le graphisme prend la forme d’étiquettes oranges directement agrafées aux murs et aux socles, comme les étiquettes présentes sur les cagettes de fruits et légumes. Le titre de l’exposition prend place sur le mur de fond et est peint avec la technique de pochoir, en orange, dans une typographie rappelant l’écriture soignée à la main, comme sur les ardoises des marchés.

Rôle dans le projet :
Scénographie et montage de l’exposition
.
Graphisme de l’exposition.

Agricultures miniatures

Exposition de miniatures agricoles des collections de différents musées au Compa à Chartres du 5 juin au 12 décembre 2010.

L’exposition présente 80 miniatures agricoles dans un espace de 120m2 qui a la particularité d’être assez étroit et en longueur. Elle est séquencée en 4 parties : une introduction sur la définition même de ce qu’est une maquette, suivie de 3 parties qui différencient les usages qui sont faits de ces objets. Pour chaque partie, l’univers déployé propose une grande diversité de mode de présentation, en lien avec le discours de l’exposition et rythmant l’espace. Le mobilier joue sur une alternance entre vitrines à plat ou suspendues, accrochage aux murs, étagères ou socles.
Dans la première partie, une succession de vitrines de tailles décroissantes présente le même tracteur représenté à des échelles différentes. Les objets sont fixés au bout de tiges métalliques, afin de donner une impression de légèreté, de fragilité et de rareté, à l’image des papillons que l’on épingle dans un cadre. Dans la partie suivante, cinq maquettes de 1900, qui avaient alors un but promotionnel, sont présentées sous des demi-sphères en plexiglass et disposées sur des plateaux tournants, à la manière des show-room. Pour les maquettes à but pédagogique, l’accroche directe au mur renforce l’idée qu’elles étaient manipulables et fonctionnelles. Enfin, la dernière partie présente la miniature agricole comme objet de collectionneur. La présentation joue ici sur une accumulation d’objets sur de fines étagères superposées au mur.
 L’affiche de l’exposition joue également sur la différence d’échelle entre la pièce originale et sa reproduction et entre la pièce de collection et l’objet de collectionneur.

Rôle dans le projet :
Scénographie de l’exposition.
Graphisme des supports de communication.

Eco-diversité

Exposition de photographies de Damien Rouger au Compa à Chartres du 1er avril au 29 août 2010.

L’exposition présente des photographies animalières de Damien Rouger dans un espace clos de 50m2. Ces images sont regroupées en cinq thèmes visant à faire comprendre ce qui se cache derrière la notion de biodiversité.
La scénographie propose un dispositif d’étagères contenant chacune un groupement de photographies. Chaque thème est décliné dans une nuance de vert différent, pour son titre rétroéclairé, son texte, ses caissons.
 Le choix d’un mobilier «englobant» permet à la fois de proposer un accrochage à une hauteur de lecture confortable, mais surtout de donner une impression d’accumulation dans un espace où les murs mesurent 10 mètres de haut et où le format des photographies n’est que de 20x30cm.
 Le choix de la couleur verte pour le titre (retro-éclairé) de chaque thème, les étagères vertes inoccupées, le fond blanc des surfaces d’accrochage éclairé par des barres de leds, évoquent le travail en laboratoire, la recherche scientifique.

Rôle dans le projet :
Co-commissariat de l’exposition.
Scénographie, lumière et accrochage des photographies
.
Graphisme de l’exposition et des supports de communication.

Mémoires de quartiers, objets de mémoire

Exposition d’objets, de photographies et de témoignages au Compa à Chartres du 19 septembre au 18 octobre 2009.

Des jeunes vivants dans des zones dites sensibles de Chartres ont travaillé une année à ce projet en interrogeant les habitants de leur quartier sur la valeur particulière que pouvaient avoir certains objets leur appartenant. L’exposition de 70m2 interroge ainsi le statut de l’objet présenté dans un musée et sa capacité à être porteur d’un message.
La plupart des objets dont il est question sont assez communs ; ce qui leur donne une signification particulière réside dans l’histoire qui les lie à leur propriétaire.
 L’exposition, ainsi que l’affiche, emprunte les codes des supermarchés : linéaire, tête de gondole,  éclairage, étiquetage.
Ainsi, les objets prennent place dans des cloisons mobiles rectilignes aux couleurs sobres (une par quartier), présentant d’un côté trois objets éclairés en vitrine et le portrait de leur propriétaire sous forme de petit drapeau, et, de l’autre, une vitrine à plat surmontée d’un portrait. L’interview qu’ont fait les jeunes donne un statut particulier à ces objets et se trouve retranscrit près de l’objet ou écoutable dans un casque audio.
Enfin, afin mettre en valeur la progression des jeunes et le travail fourni, deux caddies proposent au visiteur de découvrir les différentes phases de travail en présentant un blog et une sélection d’objets utilisés pendant le projet (dictaphone, stylo, etc.).

Rôle dans le projet :
Encadrement des jeunes pendant l’année du projet.
Scénographie prenant en compte les propositions des jeunes et montage de l’exposition
.
Graphisme de l’exposition et des supports de communication.

TILT : Des_équilibres

Exposition d’oeuvres d’art contemporain au Compa à Chartres du 25 juin au 31 octobre 2009.

L’opération TILT, initiée par le CNAP, constitue une opportunité, pour un musée de société comme le Compa, de proposer, au milieu des machines agricoles, une exposition d’oeuvres contemporaines de 250m2. En lien avec les questionnement habituels du Compa, Des_équilibres interroge la notion de développement durable envisagé comme un équilibre dynamique entre aspect social, environnemental et économique.
L’enjeu de l’exposition est à la fois de présenter un ensemble d’oeuvres cohérent par rapport à la thématique, mais aussi de proposer un éventail d’oeuvres représentatif de ce que peut être une oeuvre contemporaine (photographie, installation, design, vidéo, oeuvre conceptuelle ou encore minimaliste). 
Pour parvenir à cet équilibre, le choix des oeuvres ainsi que leur mise en espace sont pensés simultanément. Ici, la scénographie relève véritablement d’un exercice d’écriture de l’espace pour favoriser le dialogue entre les oeuvres.

Rôle dans le projet :
Co-commissariat de l’exposition.
Rédaction des textes de l’exposition
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Scénographie et montage de l’exposition
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Graphisme de l’exposition.

Mémoires de quartiers, mémoire en chantier

Exposition de photographies et de témoignages au Compa à Chartres du 13 septembre au 31 octobre 2008.

Les acteurs de ce projet sont des jeunes de trois quartiers sensibles de Chartres. Ils sont allés à la rencontre de leurs habitants, parfois leurs voisins, pour les photographier et les interroger sur leur façon de vivre ces quartiers et leurs mutations. Pour l’exposition, deux points sont essentiels : la mise en valeur de ces témoignages, et la mise en valeur du travail et de l’évolution des jeunes tout au long du projet. 
L’espace de l’exposition de 50m2 reprend la signalisation, l’éclairage, et le mobilier urbain pour contextualiser le sujet sur lequel porte le travail réalisé. Chaque quartier, signalé par une plaque de rue, propose une affiche verticale, mettant en regard portrait d’habitant et retranscription d’interview, et un «totem». Ce dernier propose aux visiteurs une rencontre physique avec certaines personnes interrogées. Il est de taille humaine et permet d’accrocher les portraits photo à hauteur du regard.
Les trois totems comportent également un système audio permettant d’écouter les interviews.
 Enfin, pour tisser un lieu entre les différents quartiers et les problématiques évoquées, des passages piétons relient les différentes zones d’accrochage. 
Dans l’espace d’exposition se trouve un module de chantier préfabriqué, dans lequel les visiteurs peuvent découvrir les dessous du projet et son évolution tout au long de l’année. Cette séquence fait partie intégrante de l’espace urbain mis en scène.

Rôle dans le projet :
Encadrement des jeunes pendant l’année du projet
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Scénographie en prenant en compte les propositions des jeunes et montage de l’exposition
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Graphisme de l’exposition et des supports de communication.

Sur les traces de Charles Rennie Mackintosh

Exposition de photographies numériques d’élèves de première L au Compa à Chartres du 19 mai au 1er juillet 2007.

Comme le titre de l’exposition le suggère, les visiteurs peuvent suivre, sur 55m2, le trajet fait par les élèves, partis à Glasgow pour découvrir le travail de Charles Rennie Mackintosh.
 A l’entrée de l’exposition, les visiteurs peuvent consulter le blog – carnet de voyage que les élèves ont tenu à jour pendant la durée de leur voyage.
A l’image du blog, le premier espace de l’exposition retranscrit leur déambulation à travers la ville. Le trajet effectué est marqué au sol, et chaque jour représenté par une couleur. Le long de ce tracé, des écrans incrustés dans le sol (un par jour) permettent de faire défiler, sous forme de diaporama, les photographies prises.
Dans un second espace, plus intime, les visiteurs découvrent la vision que chaque élève s’est fait du travail de Charles Rennie Mackintosh. Le dispositif mis en oeuvre favorise une expérience individuelle en proposant à chacun de s’assoir sur une chaise reprenant les proportions et les lignes de celle de l’artiste. Le dossier de cette chaise, assez haut, reçoit une plaque de plexiglass dépoli permettant une vidéo-projection par l’arrière. Le dispositif de déclenchement du diaporama est dissimulé sous l’assise, de sorte à se déclencher lorsque qu’un visiteur s’assoit. Placé face à un miroir, le visiteur peut se voir lui-même, surmonté par les photographies prises par les élèves.

Rôle dans le projet :
Accompagnement des élèves dans la mise en ligne d’un blog
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Scénographie à partir des propositions faites par les élèves et montage de l’exposition
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Graphisme de l’exposition et des supports de communication.