Préhistoire, entre utopie et réalité

Exposition présentée au Collège de France à Paris du 29 avril au 19 juillet 2026.

Extrait du dossier de presse
La découverte de la Préhistoire suscite une fascination hors du commun : dès le XIXe siècle, savants et artistes s’emparent avec le même enthousiasme d’une époque mystérieuse qu’ils contribuent à définir autant qu’à inventer. Objet scientifique, la Préhistoire devient aussi un continent fertile de l’imaginaire, ce monde perdu qu’hommes et femmes de science, mais aussi écrivains, peintres et sculpteurs peuplent de leurs hypothèses et de leurs rêveries, souvent insolites ou spectaculaires, parfois contradictoires. Chaque époque a ainsi produit de nouvelles images de nos origines. Que fut alors la Préhistoire : âge de pierre synonyme d’âge d’abondance, âge d’or de l’humanité… ou guerre du feu de tous contre tous ?

Extrait de la note d’intention
Le parcours de visite est linéaire, les visiteurs traversent une succession d’espaces, ayant chacun une ambiance spécifique, qui correspond aux différentes parties de l’exposition.
Le premier espace est une large galerie inspirée des salles du Louvre. Il emprunte les codes de la muséographie du 19e siècle. À gauche sont présentés les chercheurs, leurs portraits, leurs bustes, leurs ouvrages et leurs polémiques. À droite les représentations, tableaux et livres illustrés leur font face. Les visiteurs sont ensuite plongés dans un espace évoquant la caverne. Les murs sont percés d’aspérités, d’alcoves-vitrines rétro-éclairées. Les œuvres et les relevés sont présentés au murs comme des peintures pariétales, éclairées individuellement. Le centre de l’espace est, quant à lui, plus lumineux. Le troisième espace déploie une ambiance tellurique et une approche un peu spirituelle. Le moulage du squelette de Lucy, la reconstitution de Sediba et le crâne de Toumaï en sont les pièces maîtresse, soigneusement éclairées, au centre de l’espace ou dans des vitrines.
Le quatrième espace, emprunte les codes scientifiques du laboratoire. L’espace y est clair et lumineux. Les expôts y sont présentés sur une série de modules-paravents comme les différents postes d’un laboratoire de recherche. Les modules-paravents blanc et transparents exploitent les propriétés du polycarbonate alvéolaire. Le cinquième espace présente trois types de représentation de la femme préhistorique. La « femme chasseresse », sur un des murs organisé autour du tableau Deux mères. La
« femme chassée » sur l’autre mur, organisé autour du Rapt à l’âge de pierre. Enfin, la « femme symbole de vie » au centre, un ensemble de socles organisé autour des vénus et les sculptures qui en sont inspirées. Les visiteurs sortent de cet espace pour rejoindre le couloir et son guidés par la signalétique vers l’allée Budé. Le dernier espace est séparé en deux parties organisées en miroir de part et d’autre de l’allée Budé. À l’entrée, les visiteurs sont accueillis par des symboles de ces deux représentations de la préhistoire. Les deux couloirs servent d’espace de circulation, ils portent une signalétique qui oriente les visiteurs. Ils offrent également des espaces de ressources et de manipulation libre, à l’attention des publics jeunes ou des adultes. L’espace ressource prend la forme d’une bibliothèque, dans laquelle les visiteurs peuvent consulter une sélection de bandes dessinées. L’espace manipulation est composé de cinq postes interactifs et d’une fresque illustrée. Les visiteurs se livrent à une enquête archéologique qui s’appuie sur les disciplines scientifique et métiers des spécialistes de la préhistoire.