Les allumés du design

Exposition de luminaires design dans la chapelle de La Commanderie à Élancourt du 13 janvier au 28 février 2021.

Lampes à poser, suspensions, appliques murales, lampadaires… les types de luminaire qui éclairent nos interieurs sont multiples et très variés. Si la période des années 1960 et 1970 s’est montrée particulièrement prolifique en la matière, les designers des deux décennies suivantes n’ont pas démérité.
L’exposition présente 35 luminaires de cette période, sélectionnés parmi les 3000 pièces de la collection du Musée de la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Les objets sont présentés dans un espace d’exposition imposant, une chapelle de 220m2 avec un plafond de plus de 12 mètres de haut. La première difficulté est de faire exister des luminaires de tailles moyennes, voire assez petits (à peine une vingtaine de centimètres), tout en bénéficiant de la majesté du lieu. La seconde contrainte forte est de ne disposer d’aucun système d’éclairage orientable et modulable.

Le principe scénographique repose sur la confection d’espaces clos reproduisant de petits « intérieurs » dans lesquels est embarqué un système d’éclairage réglable.
L’espace de la chapelle est ainsi scandé de huit boîtes à lumière (lightbox). Elles permettent de créer des écrins reproduisant une hauteur sous plafond standard (2,5 mètres) et une surface de 2 à 4 m2 selon les besoins de l’accrochage.
A l’intérieur, les luminaires sont disposés à même le sol, posés sur des socles de hauteurs différentes ou encore suspendus, afin de les présenter dans leur condition d’utilisation normale. La composition est aérée et est pensée pour pouvoir fonctionner aussi bien de face que de profil, selon que le visiteur se place devant l’une ou l’autre des deux parois vitrées. L’organisation intérieure des expôts est complétée et soulignée par de grands cartels simples en lettrage adhésif noir.
Afin de pouvoir apprécier les objets les plus petits et/ou les plus signifiants, les parois de bois sont percées d’ouvertures elles-mêmes placées derrière un plexiglass. Ces ouvertures permettent d’apporter une lecture différente de ces objets (au revers des boîtes), les isolant ainsi des autres luminaires présents dans le même espace. Il est alors possible de documenter plus précisément certaines pièces choisies en proposant un cartel développé ou encore une photographie du luminaire allumé. En effet, pour des raisons de conservation, les objets présentés ne peuvent pas être allumés le temps de l’exposition.

Dans chaque lightbox est installé un panneau led dimmable permettant de moduler la lumière en fonction de l’espace et des objets présentés.
Les boîtes sont constituées de deux parois verticales en bois, d’un plancher et d’un plafond (accueillant le système d’éclairage).
Chaque parallélépipède est fermé par deux parois verticales de plexiglass sécurisant les collections. Les boîtes sont donc éclairées de l’intérieur, ce qui a pour effet d’effacer les reflets sur les parois vitrées.
L’ambiance lumineuse générale de la chapelle est très tamisée afin que chaque lightbox rythme le parcours de l’exposition en créant un fort contraste lumineux.

Techniquement, les lightbox sont un assemblage de quatre panneaux utilisables et réutilisables aussi bien comme mur que comme sol ou plafond.
Ils peuvent être stockés, démontés et ré-assemblés selon de multiples configurations. Les socles sont tous indépendants et dimensionnés selon un multiple de 25 cm afin de permettre différentes combinaisons.
Enfin, l’assemblage est permis par des inserts bois et des boulons pour garantir au mieux la réutilisation des modules et leur pérennité.

Spécificités :
Surface : 220 m2.
Exposition dans une chapelle.
Exposition de luminaires design.

Contraintes :
Volume de l’espace d’exposition imposant.
Absence de système d’éclairage réglable et modulable.
Adapter les éclairages aux conditions de prêt (conservation préventive).
Créer des mobiliers permettant une mise à distance et une sécurisation.
Créer des modules scénographiques réutilisables.

Rôles dans le projet :
Maîtrise d’œuvre.
Scénographie.
Eclairage
Graphisme de Stéphane Rébillon.
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